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SOS DIALOGUE: ONG Panafricaine pour le Dialogue. Paix et Démocratie,Human Rights and Development
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06.03.2013
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19.05.2013

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MOISE ALBERT NJAMBE ET LES VILLES MORTES

MOISE ALBERT NJAMBE ET LES VILLES MORTES

Publié le 11/03/2013 à 15:13 par sosdialogue Tags : voiture image centerblog vie homme photo article amis femme france création cadre solidarité
MOISE ALBERT NJAMBE ET LES VILLES  MORTES

 

Moïse Albert NJAMBE et les villes mortes, la naissance d’une conscience pour la paix et la solidarité

 

La décennie 1990 a marqué un tournant dans la vie politique camerounaise, africaine voir internationale. Au niveau mondial, le vent de l’Est avec la pérestroïka et la glasnost, « réforme et transparence » prônées par Gorbatchev a soufflé le vent de la liberté d’expression en 1985 en URSS marquant une nouvelle espérance pour les peuples opprimés. La chute du mur de Berlin, le 09 novembre 1989 renforça cet espoir.

Pour l’Afrique, se trouvant dans le sillage du vent de l’Est, le Président François Mitterrand dans le cadre de la 16ème conférence des chefs d’Etat d’Afrique et de France, le 20 juin 1990 à la baule, donna un élan nouveau au processus de démocratisation dans ce continent. Dans son discours, François Mitterrand conditionna l’aide au développement au progrès des pays africains en matière de démocratie et de protection des droits de l’homme. C’est dans ce contexte, courant 1990-1991, que le peuple camerounais a exprimé ses aspirations à un Cameroun plus libre et démocratique durant ce que l’on a appelé les « villes-mortes ».

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Le 16 Février 1990, c’est à travers la justice que ces aspirations vont commencer à être brimées par l’arrestation de Maître YONDO MANDENGUE BLACK, Anicet EKANI Henriette EKOUE et bien d’autres. Malgré ce refus de la démocratie exprimé par le pouvoir, de nombreuses marches seront organisées pour réclamer le droit du peuple de participer à une vie politique pluraliste. Ni John FRU NDI affrontera le pouvoir en lançant son parti le Social Democratic Fund (SDF) lors d’une marche réprimée brutalement faisant plusieurs morts. Le 04 juillet 1990, le Président Paul BIYA s’ouvre au multipartisme avec pour finalité en décembre le vote par l’Assemblée Nationale d’une série de textes consacrant les libertés publiques notamment la liberté d’association et de création de partis politiques. Cela fut loin d’être totalement satisfaisant pour les aspirants à la démocratie qui continuèrent le mouvement. Les 18 et 19 avril 1991 furent lancées les premières journées « villes mortes », réprimées par une violence sans pareille et une série d’arrestations de journalistes, sans que l’élan des aspirants à la liberté ne souffre d’aucun recul. Du 23 au 24 Septembre 1991 des leaders politiques furent à leur tour arrêtés et bastonnés copieusement lors de ce qui fut alors appelé « la fessée nationale souveraine ».


Officiant depuis 1986, à l’âge de 29 ans en tant qu’enseignant permanent à l’Université de Douala (ESSEC, INSET), alors Centre Universitaire, celui qui sera plus tard appelé « médiateur indépendant » par la presse, Moïse Albert NJAMBE fera ses premières armes dans la crise politique violente qui sévit alors au Cameroun et particulièrement à Douala. Le CHE GUEVARA de l’époque ainsi surnommé à l’Université sera écartelé entre le marteau et l’enclume. Passionné et partisan d’un avènement démocratique et pacifique, il soutient sans réserve le processus de démocratisation et les revendications populaires dont il est porteur, mais récuse la violence des jeunes désespérés et incontrôlés des villes mortes qui allument tout, incendient les voitures, dégradent les pavés et le goudron, bref, revendiquent leur droit à la démocratie par la violence. De même, condamne-t-il les forces de l’ordre tirant à balles réelles sur les jeunes révolutionnaires, armé de pavés, de cailloux, de cocktail Molotov bref de tout ce qui leur passait par la main. Lors de ces villes à Douala, le RDPC n’existait plus ! Ce sont les jeunes révolutionnaires qui circulaient. La rue était prise en tenaille par les forces de l’ordre, armée jusqu’aux dents et extrêmement violentes d’une part et des hordes de jeunes armés de cartons rouges adressés à l’encontre du Président BIYA. « BIYA doit partir ; BIYA must go » : scandaient les manifestants à longueur des journées.


À cette époque, les leaders de la rue sont clairement identifiés DJEUKAM CHAMENI de cap liberté, Anicet EKANI, Peter William MANDIO, Alexandre DINO, NI John FRU NDI, YONDO MADENGUE BLACK, Henriette EKOUE, Jean Jacques EKINDI, Samuel EBOUA… etc.

Djambe-4-bmp.jpg

Face aux pertes en vie humaine qui en découlent, le jeune prof choisit une approche en deux volets : soutien ferme au processus de démocratisation pacifique par le dialogue d’une part et d’autre part la contribution à l’atténuation et à l‘apaisement des violences dans la rue. Sur le plan pratique, il choisit de s’engager sur le terrain au péril même de sa vie. C’est ainsi qu’il essuiera in extrémis des tirs de militaires en faction en NKONMONDO, perdra le pare-brise de sa voiture dans une barrière de jeunes révolutionnaires à la cité SIC sans qu’il ne se départît de son courage et de son sang froid pour essayer de faire quelque chose pour l’apaisement des tensions. Il choisira de les ravitailler en victuailles (pain, eau, arachide et autres) quand il le peut et de leur expliquer en quoi protester pour revendiquer la démocratie est légitime, mais pourquoi brûler et détruire le goudron entraine des pertes pour eux-mêmes et pour la communauté que l’on ne peut remplacer. À bord de sa Toyota Celica blanche, le jeune prof menait la même mission auprès des militaires pour tempérer leur fougue et minimiser les pertes en vie humaine.


Au niveau des hiérarchies politiques, il se rapprochera des feux EBOA, DIKA AKWA, ESAKA, KODOCK … avec lesquels il eut de nombreux contacts et discussions sur la nécessité d’une démocratisation pacifique et dialoguée. On verra d’ailleurs son rôle plus tard en 1997 dans la médiation et l’initiation du dialogue entre le RDPC, le SDF, l’UNDP, l’UPC et autres anciens acteurs des villes mortes. L’une des missions qu’il se sera également assignée dans ces années chaudes, c’est d’enlever et de porter les blessés vers l’hôpital. Un évènement fut déterminant dans son engagement pour l’apaisement politique en vue de l’avènement de la démocratie au Cameroun. Alors qu’il accompagnait le Directeur de l’ESSEC de l’époque à bord de la Peugeot 504 long châssis beige-kaki de l’établissement, ils ont fait face à une faction armée qui a tiré sur trois jeunes gens qui allumaient un feu à une barrière. Deux s’en sortirent indemnes, un seul fut touché grièvement, les jambes broyés. Moïse NJAMBE proposa à son Directeur de transporter le jeune homme pour lui sauver la vie. Le Directeur compatissait mais estimait que ce serait la fin de sa carrière car disait-il, les services spéciaux et l’armée avaient les yeux et les oreilles partout. Moïse NJAMBE arrêta brusquement la voiture près du jeune homme et les transporta ses deux amis et lui, déposa le Directeur à Bonapriso, avant de s’en aller les déposer à l’hôpital Laquintinie où il fut interpellé par une métisse qu’on disait de nationalité américaine, qui s’occupait des blessés et qui lui dit qu’elle prenait tout en charge. En bienfaiteur invisible, il s’en retourna rendre la voiture du Directeur de l’ESSEC tout apeuré mais qu’il réconforta. Plusieurs années plus tard, la seule photo de blessés des villes mortes qu’affichait DJEUKAM CHAMENI dans ses salons ou bureaux était celle de ce jeune homme blessé et finalement il reconnut que cette femme était bien Mme DJEUKAM CHAMENI.


Plus tard, il aura des échanges avec DJEUKAM CHAMENI, tous reconnaissaient la nécessité de changements démocratiques. Mais les deux hommes avaient chacun leur méthode. Pour Moïse Albert NJAMBE, le dialogue et la paix était un gage pour un changement en profondeur du régime en vue d’une véritable démocratie. DJEUKAM CHAMENI pensait quant à lui que seule la révolution portée par un peuple éduqué, par la force au besoin peut permettre de changer de régime.

 

23 ans après, en 2013, lequel des deux avait-il raison ? DJEUKAM n’a pas réussi à implanter un nouveau régime par la révolution. Mais les cinquante ans d’exercice du pouvoir par le même régime dont une trentaine d’années par Monsieur Paul BIYA avec des méthodes que certains disent  faire penser plutôt à une dictature molle ou à une «  démocrature » mais que nous estimons être celles d'une démocratie en croissance et developpement, ne sont-ils pas là pour démontrer l’échec et la naïveté de Moïse Albert NJAMBE? Si la paix et une certaine liberté ont été acquises au Cameroun grâce aux prédispositions de Monsieur Paul BIYA aux contraintes extérieures, aux pressions permanentes de l’opposition dite radicale et de celles dites « gouvernementales », la contribution de Moïse Albert NJAMBE et de l’ONG SOS Dialogue ne peut pas être négligée comme nous le verrons dans un autre article./.

suite dans l'aricle